Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 10:00

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Nous avons découvert en 2010 à l'occasion d'une exposition temporaire à Tromsø, au nord de la Norvège, le travail de Ragnar « Rax » Axelsson, un photographe islandais qui parcourt inlassablement les terres du Grand Nord.

 

Photojournaliste de 55 ans, il travaille depuis la fin des années 70 pour le compte du quotidien islandais Morgunblaðið, ne manquant aucune des éruptions volcaniques, tempêtes, naufrages, avalanches qui ponctuent presque chaque année la vie islandaise…

« Le grand frisson pour un photographe, c'est d'arriver à prendre LA photo d'une éruption volcanique, d'un sauvetage en mer ou d'un événement spectaculaire. On est prêt à tout, même à monter dans un petit biplace dans les pires conditions météorologiques. […] Je suis toujours sur les charbons ardents quand un tel événement se produit. Comme un sprinter dans les starting-blocks. »

 

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À ses moments libres, il laisse son appareil photo numérique au placard et part sillonner le pays, argentiques à l'épaule. Cette terre regorge de richesses. L'île, en son centre, est un vaste plateau désert et inhabité, parcouru d'étendues de roches volcaniques à perte de vue. Les glaciers occupent près de 10 % du territoire. Une nature toute en nuances que l'œil du photographe redessine à travers son objectif :

« Les glaciers sont la mémoire du monde. Ils racontent l'histoire des volcans et des écosystèmes anciens. On y lit comme dans un livre ouvert la grande saga de notre planète. J'ai exploré les entrailles des glaciers : on y découvre des grottes surprenantes où les jeux de lumière sont spectaculaires. »

 

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Au pied du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe, au sud de l'île, la lagune glaciaire de Jokulsarlon avec ses icebergs :

« Les icebergs dessinent des formes figuratives, des monstres éphémères encore plus incroyables que ceux esquissés par les reliefs des montagnes. D'étranges silhouettes qui, comme des mirages, apparaissent pour disparaître aussitôt. À force d'être sculpté et poli par la houle, un iceberg devient aussi chatoyant et translucide que du cristal. À l'intérieur, on y découvre toutes sortes de visages et de personnages. J'aime photographier ces fantômes qu'on dirait libérés d'un charme après des siècles de sommeil. »

 

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Ragnar Axelsson, sensible aux multiples visages que la nature offre à son regard, est aussi avide de rencontres :

« Chaque fois que je croise une personnalité intéressante, je m'arrête et j'engage la conversation. Souvent, des heures se passent avant que je ne prenne mon premier cliché. »

Ses modèles de prédilection sont les vieilles personnes, les pêcheurs en déserrance, les agriculteurs reclus qui peinent à survivent dans leurs fermes isolées, quasi inaccessibles au fin fond des régions les plus reculées d'Islande…

« J'aime les visages qui racontent une histoire. »

Ces gens qui se frottent durement à la vie font souvent montre d'une grande curiosité et d'une connaissance intime de la nature.

 

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Il effectue aussi une trentaine de voyages au Groenland, parcourant le territoire en traîneau à chiens. Bien avant que la question du changement climatique ne devienne un sujet brûlant, il est témoin, année après année, des modifications du climat et de la diminution de la banquise. Et il nous livre en effet un témoignage poignant sur ce qu'il appréhende comme étant « les derniers jours de l'Arctique », son crépuscule.

 

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La première fois qu'il se rend à Qaanaaq, l'excitation est à son comble :

« Je trépignais d'impatience de découvrir enfin ce pays fascinant. C'était comme remonter le temps et pénétrer dans un monde qui n'existait que dans les livres. Je réalisais à quel point ces paysages et ces gens étaient photogéniques, mais avant de pouvoir utiliser mon appareil photo, il me fallut gagner leur confiance. »

 

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Le chasseur Masauna le prend sous son aile, comme le feront à leur tour ses fils Vikilé et Mamarut à sa mort. Les regards et les gestes leur permettent de communiquer. Il accompagne ainsi les chasseurs inuits qui subsistent de la chasse au phoque, à la baleine, à l'ours blanc, par moins 40, devant affronter le blizzard.

Il lui arrive de passer quatre semaines d'affilée sur la banquise :

« Quand on est sur la banquise, la solitude est totale. Les rares bruits qui se font entendre ne sont plus que des déclinaisons du silence. Un silence tellement assourdissant qu'on se met à percevoir les sons les plus ténus. Mais le bruit du vent et les craquements de la glace disent tous la même chose : tu es seul aux confins du monde. »

Chasser demande beaucoup d'abnégation, d'attente et d'errance. Et le plus souvent, il n'y a rien à photographier dans ces étendues immaculées. À Ittoqortoormit, au sud-est du Groenland, Ragnar Axelsson participe à une chasse à l'ours polaire. Pendant des jours, ils suivent les traces, mais pas un seul cliché correct de l'un d'eux. À l'instar des chasseurs, il rentre bredouille la plupart du temps…

 

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Faute d'argent, il retourne au pays et attend de trouver des fonds pour un nouveau voyage qu'il espère chaque fois plus chanceux. Au fil des années, il a gagné la confiance de la population et s'est lié d'amitié avec les chasseurs.

« Ce pays exerce sur moi l'attraction d'un aimant. Mais à chacun de mes voyages, je perçois de nouveaux signes de la disparition progressive d'un mode de vie. »

Une civilisation vieille de plus de 4000 ans qui survit dans des conditions extrêmes et semble condamnée à disparaître. Parfois, dans un seul visage, une seule des photographies de Ragnar Axelsson, se lit toute l'histoire de ce pays et de son peuple. Les Inuits s'inquiètent pour leur avenir. Ils ne peuvent plus rejoindre leurs aires de chasse habituelles, au bord de la banquise, où le gibier est plus abondant, car la glace est devenue trop fine et dangereuse. Ils s'adaptent, creusent des trous dans la glace et attendent que les phoques viennent respirer. Les méthodes ont évolué, la saison de chasse est devenue plus courte. Au Groenland, les temps ont changé. Des villages autrefois débordant de vie sont désormais à l'abandon.

 

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En dépit de leurs efforts, soumis à la loi des quotas, leur avenir est grandement menacé par la fonte des glaces, accélérée par le réchauffement climatique, et leur quotidien a profondément changé. Impuissance, résignation. Sans compter une autre menace de taille : les énormes enjeux économiques autour des richesses naturelles que recèle l'île – fer, minerais, pétrole –  et la voracité des gouvernements étrangers.

 

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La mission que le photographe s'est donnée : fixer sur la pellicule un mode de vie peu connu, figer les choses avant qu'elles ne disparaissent totalement et, pour cela, les ressentir pleinement avant de pouvoir les restituer.

« L'Arctique nous confronte à de nouveaux défis. De tous temps, les hommes qui vivent sous ces latitudes ont lutté pour s'adapter à leur environnement, et ils devront continuer à le faire. […] Mon récit en images est ma contribution à la nécessaire prise de conscience des effets du réchauffement climatique sur la vie quotidienne des peuples du Nord. »

 

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Quant à l'avenir de son propre métier, Ragnar Axelsson est inquiet. La photographie a perdu sa place dans les médias. Avec l'apparition d'internet et de la vidéo, la photographie professionnelle semble elle aussi en désérrance. Les journaux ne publient plus que des clichés souvent pauvres et creux qui ne signifient rien. Avec l'apparition du numérique et la multiplication des photographies d'amateurs, le photographe de profession se doit de produire toujours plus de meilleurs images. Il faut aller et faire plus vite. Pour Axelsson cependant, la photographie aura toujours un pouvoir d'expression supérieur aux mots.

 

Il utilise le numérique, un Canon, uniquement pour ses travaux de reportage destinés aux journaux. Pour ses travaux personnels, il préfère le noir et blanc argentique, qui conserve une force d'expression qui ne saurait être égalée. Il utilise un Leica M4-P ou M6, un Mamiya 7 ou encore un Linhof, couplés avec des objectifs 21, 28, 35, 50 mm pour le Leica, 43 mm pour le Mamiya 7, et des pellicules Kodak Tri-X ou T-Max 100. Il effectue bien sûr lui-même ses tirages :

« Mes tirages sont volontairement sombres. J'utilise du ferricyanure de potassium pour éclairer certaines parties de la photo et lui donner la bonne profondeur. C'est un travail de précision, et il n'est pas rare que je reste enfermé plusieurs jours dans mon laboratoire pour obtenir le résultat souhaité. »

 

Ses photographies en noir et blanc sont intemporelles, ouatées de silence, peuplées de solitudes. Capter dans sa fugacité le mouvement, l'instant, l'atmosphère, ce que le regard exprime. S'il y a tant de portraits chez Ragnar Axelsson, c'est que les visages sont pour lui la mémoire des pays et de leurs habitants, ils en reflètent l'histoire.

Dans chaque livre, un personnage pour fil conducteur : le chasseur inuit Masauna et ses fils, l'ermite islandais Gudjon Porsteinsson, un gardien de troupeau lors de la transumance…

« Je souhaite que toutes les images que j'ai collectées au fil des ans perpétuent la mémoire de ces gens admirables qui chaque jour de leur vie ont dû relever les immenses défis de la nature. »

 

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Face à ses livres, il exprime une satisfaction teintée de regret : il aimerait refaire certains clichés, ou en avoir pris d'autres. Mais il est important de continuer à documenter les choses au jour le jour, et donc d'écrire les premiers chapitres d'une histoire qui se poursuivra sans lui :

« Les mots d'un chasseur inuit que j'ai rencontré un jour au Groenland sont restés à jamais gravés dans ma mémoire. Ces mots sont en filigrane de toutes mes photos, et c'est ce message que je veux transmettre au monde. Il disait : “J'aime ma terre. Elle m'a tant donné. Elle peut me laisser vivre ou prendre ma vie. Aujourd'hui, elle m'a laissé vivre. »

 

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Bibliographie :
Faces of the North (Andlit Norðursins), Reykjavík, Mál og menning, 2004; publié en anglais, français et allemand en 2005
Last Days of the Artic (Veiðimenn norðursins), Reykjavík, Crymogea, 2010; publié en anglais et en allemand en 2010
• À paraître en mars 2013 chez Acte Sud, un Photo Poche consacré à Axelsson : une soixantaine de photographies réalisées au Groenland. 144 pages, 13 €
• À paraître en 2013 ou 2014, Round Up, ses photos de la transumance dans la région de Landmannalaugar au sud de l'Islande.

 

+ d'infos :
• Le site internet de Ragnar RAX Axelsson, où l'on peut commander directement au photographe des tirages numérotés et signés.
The Last Days of the Arctic, un très beau documentaire de Magnús Viðar Sigurðsson sur le travail de Ragnar Axelsson, où se mêlent ses clichés et ses rencontres avec les personnes qui sont à l'origine des portraits saisissants qui parcourent ses livres. Une production Sagafilm, distribuée par Mercury Media, à commander ICI. (Une version courte de 60 minutes a été diffusée sur la BBC en mai 2011. La version longue en français a été diffusé par Arte sous le titre Les Visages de l'Arctique en décembre 2011. À revoir sur Youtube (Webanix) en six épisodes de 15 minutes qui s'enchaînent : ICI.)
Polka, n°16, janvier 2012 : « Pôle Nord : la grande glace est malade », un article de Laurence Butet-Roth avec des photographies de Ragnar Axelsson.

 

Photos © Ragnar Axelsson

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Mercredi 23 janvier 2013 3 23 /01 /Jan /2013 21:40

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©Gone Fishing

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Dimanche 23 décembre 2012 7 23 /12 /Déc /2012 10:21

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Dans ce musée éphémère itinérant – qui expose aujourd'hui à Paris près de 500 œuvres d'une cinquantaine d'artistes autodidactes qui ont fait acte de création hors de toute convention, pour eux-mêmes, et que l'on qualifie communément d'art brut ou art naïf – on trouve de tout, presque tout, mais pas n'importe quoi.

Après Londres et Turin en 2009, 2010 et 2011, le musée imaginé par l'amateur d'art James Brett à partir de sa collection a posé ses valises depuis octobre à Paris, dans les locaux d'une ancienne école élémentaire désaffectée de 1000 m2 du 14 boulevard Raspail, sous l'égide de la toute nouvelle Chalet Society, structure mobile fondée par Marc-Olivier Wahler, commissaire d'exposition qui fut le directeur du Palais de Tokyo jusqu'en février 2012, auquel le promoteur collectionneur Laurent Dumas a prêté les lieux.

 

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La scénographie sur trois étages est très réussie. Les œuvres habitent véritablement ces espaces, elles semblent s'interpeller et se répondre. Un parcours qui ne laisse rien, si peu ou au contraire tellement au hasard…

On y découvre ou retrouve, entre autres, les statistiques catastrophiques de George Widener :

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les cibles suggestives en bleu blanc rouge de James Billy Lemming :


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les autoportraits en armes d'Alexander Lobanov :


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les circonvolutions d'Hiroyuki Doi :


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les paysages urbains d'Oskar Voll :


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les catalogues d'objets de William Rice Rode :


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les panoramas urbains et trolleybus de Willem van Genk :

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les géniales inventions de Jean Perdrizet :


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le jardin singulier d'Anna Zemankova :


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les machines volantes et sociétés secrètes de Charles AA Dellschau :


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la soldatesque de Josef Wittlich :
 

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les entremêlements de poutres de Katsuhiro Terao :
 

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Ou encore William Hawkins :


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Une exposition à voir absolument – pour le plaisir des yeux, pour mettre à mal les préjugés, bouscouler ses idées et ressentir que ce que l'on nomme art ou création peut naître d'un besoin viscéral, d'une obsession, d'une peur ou d'un désir incontrôlable. Comme une échappatoire.


The Museum of Everything, à vocation internationale, est une association caritative qui promeut et soutient les ateliers, galeries et artistes porteurs d'infirmité et de handicap qui se situent en marge du marché de l'art. Elle fonctionne grâce aux dons et aux bénévoles.

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« Disaster can come to anyone at anytime. He does not care if you are rich and great or poor and hungry. Do your best because he may come by at dinnertime ! »
George Widener, Friday Disasters

Historique :
• 2009, Londres : Exhibition #1 • 2010, Turin, Pinacoteca Agnelli : Exhibition #1 • 2010, Londres, Tate Modern : Exhibition #2 et Exhibition #3 • 2011, Londres, Selfridges : Exhibition #4 • 2012, Paris, Chalet Society : Exhibition #1.1 • 2013, Moscou, Garage Center for Contemporary Culture : Exhibition #5


The Museum of Everything / Exhibition #1.1
Exposition prolongée jusqu'en février 2013, du mercredi au dimanche, de 11h à 19h.
Don de 5 € à l'entrée

Sites :
The Museum of Everything
The Workshops of Everything où on découvre les ateliers et galeries, et où on peut acheter des œuvres des artistes
The Shop of Everything, la boutique en ligne : livres, affiches, cartes postales, sacs, vêtements, papeterie…

 

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Mercredi 10 octobre 2012 3 10 /10 /Oct /2012 12:52

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Aujourd'hui paraît le premier Opus des toutes nouvelles éditions Tishina, fondées par Antoine Ullmann – directeur de publication et rédacteur en chef de la revue Dada, rachetée par les éditions Arola, du même, fin 2008 – et Jonathan Bay, son comparse – avec lequel il avait créé les éditions fantômes Bartle…by ? non, boom ! Bartleboom, du nom du personnage d'Océan mer du même Alessandro Baricco.

 

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Quinze ans après la parution de Soie, traduit de l'italien par Françoise Brun et dont il s'est vendu des centaines de milliers d'exemplaires, voici la première édition illustrée du roman de Baricco. Un projet initié il y a sept ans par les deux éditeurs.

Outre la belle histoire d'amour, le court roman avait frappé les esprits de par sa forme littéraire singulière. De récits identiques, au mot près, en autant d'allers et retours. Une lente procession, une litanie poésie, une partition musicale…

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Quelques adaptations théâtrales, un film réalisé en 2007 par le Canadien François Girard (avec Michael Pitt et Keira Knightley), mais pas d'édition illustrée… jusqu'à aujourd'hui. Après avoir décliné plusieurs offres, Alessandro Baricco a fini par accepter que son texte soit illustré quand on lui a proposé Rébecca Dautremer, dont il apprécie l'approche, la sensibilité et le talent.

 

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Rébecca Dautremer n'en est pas à son coup d'essai, elle a déjà publié une bonne dizaine d'albums, dont le très remarqué Princesses oubliées ou inconnues, qui a connu un immense succès. Avec sa gouache sur papier aquarelle, elle met en perspective, sonde les profondeurs, exprime les matières, les couleurs, la lumière. Et, chaque fois, une certaine tonalité. Ce n'est pas simplement une mise en images et en couleurs du texte. Ce dernier donne manifestement corps à un autre relief et suggère à l'illustratrice un subtil décalage. De nouveaux personnages surgissent ainsi au gré des illustrations toujours renouvelées. La chambre noire du photographe ?

 

On soulignera la qualité du papier et de l'impression. Quant à l'ingénieuse jaquette, dépliée, elle devient affiche, au recto comme au verso !

 

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Soie, texte d'Alessandro Baricco, illustrations de Rebecca Dautremer, Éditions Tishina, 2012, 27 €.

 

Deux soirées sont prévues autour du lancement de l'album, en présence de l'illustratrice :
• samedi 13 octobre à 16h à la librairie Le Divan – 203 rue de la Convention – 75015 Paris
• vendredi 19 octobre à 18h45 au temple Saint-Étienne – Place de la Réunion – 68100 Mulhouse
• du 14 au 16 décembre, des originaux de Soie seront exposés et mis en vente au Bastille Design Center, en partenariat avec la Galerie du 9ème art. Vernissage le 13 décembre de 18h à 22h

+ d'infos :
La page Facebook des éditions Tishina
Le site de l'illustratrice Rébecca Dautremer, diffusée par la galerie Jeanne Robillard
Un article entretien avec Rébecca Dautremer paru le 17 août 2012 dans El país (en espagnol)

Photos © éditions Tishina

 

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Jeudi 27 septembre 2012 4 27 /09 /Sep /2012 17:31

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Si votre maison brûlait, qu’emporteriez-vous ?

 

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Publier les photos des réponses, c’est l’idée du blog The Burning House. Elles sont parfois étudiées, artistiques, mises en scène, pratiques ou simplement sincères.

 

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Valeur monétaire contre valeur sentimentale...

On y trouve ordinateurs, tablettes, téléphones, disques durs, évidemment des photos, carnets, livres, CD’s, vêtements, lunettes, animaux de compagnie, mais aussi des skates, instruments de musique, des parts de pizza ou de la junk food, et parfois même les cendres d’êtres proches !


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Faites l’exercice, vous serez sans doute surpris de voir ce qui compte vraiment pour vous.

  

Artur+Maklyarevsky+&+Deb+

 

The Burning House

 



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